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"Théorie du genre" à l'école P3

, 15:04pm

Publié par Lokidor

Afficher LGBT à droite de l'image sert à réduire la "théorie du genre" à un encouragement à une sexualité dépravée ou "pathologique" selon l'idéologie d'ER

La "théorie du genre" est le cheval de Troie de l'idéologie d'ER. Farida Belghoul se cache à l'intérieur de ce concept qu'elle enrobe d'attributs diaboliques. La machinerie d'ER pousse dans l'enceinte de l'école de la République ce cheval de Troie, dans l'espoir de la faire vaciller. Farida Belghoul s'y est engouffrée dans l'intention de se venger du Partit Socialiste dont elle s'estime trahie, et de l'échec de l'opposition au « mariage pour tous. »

Tout ce qui ne colle pas à l'idéologie naturaliste d'Egalité et Réconciliation est accusé d'être un prétexte à l'introduction de la "théorie du genre" à l'école : le mariage pour tous, la lutte contre l'homophobie, la volonté de réduire les inégalités entre hommes et femmes. C'est au travers de la voix d'un autre que Farida Belghoul a choisie d'exprimer le plus clairement sa position quand à la discrimination homophobe : Alain Finkielkraut. Nous allons étudier attentivement le discours de celui-ci dans la Partie IV à venir. Ce sera l'occasion d'approfondir les problèmes réels qui ont été jusqu'à maintenant masqués par cette expression "théorie du genre" : les préjugés, les stéréotypes, le rôle de l'école et notre vision du futur. Mais avant cela nous avons encore du chemin à parcourir.

Dans cet article, nous mettrons en lumière le tour de passe-passe de Farida Belghoul ; nous découvrirons le projet de l'ABCD de l'égalité ; nous discuterons un des modules pédagogiques fournie par la structure ; nous ferons même un baiser à la lune ; écouterons une histoire belge ; avant de passer à la quatrième ; pour clore ce chapitre en faisant un peu de théorie. Le repas est copieux. Bon appétit !

Je tiens à préciser que plus j'avance sur le dossier ER et son idéologie, plus je réalise que je viens d'ouvrir la boîte de Pandore. Mais j'accepte le défi et j'y consacrerai le temps nécessaire. Il est plus fastidieux de déconstruire le discours de Farida Belghoul que de le prononcer. D'autant plus qu'elle utilise beaucoup d'extraits vidéos et radiophoniques. En effet cette matière représente un tiers du temps de la vidéo.

Le tour de passe-passe

Farida Belghoul se garde bien de donner son avis sur l'intérêt de réduire les inégalités de réussite scolaire et d’orientation entre garçons et filles. Pour éviter d'avoir à aborder le sujet sensible, elle le pose en prétexte : la lutte pour l'égalité serait utilisée pour "nous acheter tous", "nous confondre" et "nous corrompre" (5:55). Et d'un geste de la main le sujet est évacué. Ce combat devrait perdre tout intérêt à nos yeux : il n'est plus qu' “un biais extrêment vicieux” (5:40) C'est un véritable tour de passe-passe que réussit à faire Farida Belghoul dans ce débat. Elle parvient à diaboliser la "théorie du genre" sans jamais prendre position sur la lutte contre les inégalités. Ce qui est caché par la rhétorique est en réalité le sujet principal. On ne peut prendre tant de soins à taire un sujet que si il a une importance capitale. En effet, elle parle de « théorie du genre », là où il s'agit tout simplement d'une lutte pour l'égalité. Elle fit de même avec la lutte contre l'homophobie (Partie II). L'égalité appartient aux valeurs fièrement affichées de la République : « Liberté, égalité, fraternité ». Il est donc cohérent qu'elle soit une préoccupation primordiale de l'Education Nationale.

L'ABCD de l'égalité

C'est dans ce cadre que le gouvernement a sollicité la création de l'association l'ABCD de l'égalité dont la mission est clairement définie à la page d'accueil du site web : "La transmission des valeurs d’égalité et de respect entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, est une des missions essentielles de l’école. Pourtant, en pratique, les inégalités de réussite scolaire et d’orientation demeurent. L’ambition du programme « ABCD de l’égalité » est de lutter contre celles-ci en agissant sur les représentations des élèves et les pratiques des acteurs de l’éducation." (Note N°1)

Les modules pédagogiques que s'appliquent à réaliser l'association sont destinés aux classes comprises entre la grande section de maternelle et le CM2. Il s'agit pour l'instant d'une expérimentation sur "plus de 600 classes" avant sa généralisation. (Note N°2) L'interview complète d'Astrid de la Motte, dont Farida Belghoul a sélectionné un extrait (6:14 - 7:16), est disponible sur le site d'ABCD de l'égalité (Note n°3) Astrid de la Motte est conseillère pédagogique départementale Arts visuels dans le Tarn. Dans l'extrait elle conclu de l'expérimentation en grande section que les stéréotypes sont déjà bien installés. Elle estime donc qu'il serait nécessaire d'agir dès la petite section de maternelle, de "travailler sur les stéréotypes dès le départ" (6 : 21). Néanmoins pour le moment, seules quelques grandes sections de maternelle sur les 600 classes d'expérimentation sont concernées.

Madame Carpentier et ses deux enfants

L'expérience pédagogique exposée par Astrid de la Motte s'intitule "Madame Carpentier et ses deux enfants". Elle s'appuie sur un tableau du peintre Auguste Renoir. Elle s'adresse à la grande section maternelle. On ne voit pas en quoi cet extrait témoignerait d'une introduction de la “théorie du genre” à l'école si ce n'est qu'on invite les élèves à réfléchir à la manière dont ils s'habillent.

Il semble que Farida Belghoul veuille utiliser cet exemple pour deux raisons. Tout d'abord parce qu'il s'adresse à des maternelles. Il s'agit alors d'émouvoir en s'appuyant sur la fragilité des maternelles potentiellement victimes. Si elle avait pu trouver un exemple avec des bébés elle aurait sauté dessus. Regardez comme elle feint l'émotion lorsqu'elle dit : “ (...) auprès de petits enfants parfois qui se situent à la maternelle.” (6:12)

Ensuite parce que l'on traite de la mode vestimentaire chez les enfants. Etant donné toute la préparation psychologique dont il a été le centre, le spectateur comprend que les instituteurs incitent les garçons à s'habiller en fille et vice versa. Sous influence on n'écoute plus, mais on entend ce que l'on nous dit d'entendre. Une lecture attentive et critique, avec un accès aux documents originaux, permet la prise de distance nécessaire à qui veut s'assurer d'être libre penseur.

Le travail demandé aux élèves consiste à re-habiller, par découpage et collage à partir de magasines, les enfants du tableau de Renoir, à la mode d'aujourd'hui. Les résultats sont les suivants : les filles sont représentées en jupe et les garçons en jeans. Nous sommes bien loin de la réalité puisqu' la plupart des filles contemporaines portent un pantalon. Se confronter aux stéréotypes permet donc de se reconnecter à la réalité. Je ne vois pas en quoi cet extrait attesterait d'une “théorie du genre” qui serait nocive aux enfants. Si Farida Belghoul n'a que ce type d'exemple sous la dent, c'est bien la preuve que les exemples lui manquent, et par extension, que ses propos sont peu crédibles. Ne s'appuyant sur rien de solide.

Le baiser de la lune

Farida Belghoul s'inquiète que l'on aborde l'homosexualité en classe de CM2. Pourtant à la diffusion du dessin animé “Le baiser de la lune”, on se rend compte que tous les élèves connaissent déjà le mot “homosexualité” et sa signification. On ne peut donc reprocher à l'institution scolaire d'aborder un sujet qu'ils ignorent. Puisqu'ils y sont confrontés dans la société, il est nécessaire de recadrer la dérive possible des significations attribuées afin d'éviter, par exemple, l'assimilation de l'homosexualité à la pédophilie par des adultes, comme en témoignent de nombreux postes et commentaires sur le site Facebook dédié à la croisade menée par Farida Belghoul. (Note N°4)

Un seul élève a eu une “réaction de rejet”. Deux des élèves interrogés disent : l'homosexualité n'est pas un défaut ; “on peut aimer la personne qu'on veut”. (9: 07) Ce qui dérange Farida Belghoul n'est pas plus le fait que l'on aborde le thème de l'homosexualité à l'école, que le message de respect de la différence qu'on y délivre. Elle pourrait nous dire les choses plus clairement au lieu de faire toute une fiction autour de la “théorie du genre”. C'est un peu comme ceux qui préfèrent faire une quenelle plutôt qu'un salut nazi. Ils tournent autour du pot. Par manque de courage. Mais aussi par stratégie afin de rassembler autour d'eux sur la base de malentendus.

Il était une fois...

Dans la série des exemples contre productifs citons celui "d'un petit garçon en Belgique qui décide que non ce n'est pas un petit garçon et qu'il est une petite fille." (23 : 39) Que l'exemple soit extérieur à la France ne change rien puisque, c'est bien connu, la "théorie du genre" est un complot féministe mondial ! L'avantage de ce complot généralisé est d'avoir accès à un nombre impressionnant de cas particuliers exceptionnels qui peuvent servir d'exemple et de généralisation abusive. Mais l'exemple n'est pas bon puisque rien ne prouve que l'école est à l'initiative de l'attitude du garçon. Si tel était le cas, nous devrions nous attendre à ce que tous les garçons soient habillés en fille dans cette école. A moins que Farida Belghoul reproche à l'école d'accepter l'élève en cours vêtu de la sorte ? On retrouverait alors la méthode d'accompagnement spirituel qu'elle affectionne tant. Un garçon s'habille en fille et ce garçon va à l'école. Conclusion de Farida Belghoul : l'école est coupable.

Passons à la quatrième

Comme je l'ai précisé en introduction, selon Farida Belghoul le "mariage gai" est un prétexte à l'introduction de la "théorie du genre" à l'école. Mais il est le prétexte des prétextes. Le prétexte roi à l'origine duquel tout à commencé. Grâce à lui se répand le virus dans toutes les institutions. (10 : 00) On retiendra donc que le problème en France est très récent puisqu'il date de l'autorisation du "mariage gai". Dans la fiction contée par Farida Belghoul le "mariage gai" fait office de mythomanie des origines.

Dans l'extrait que nous propose Farida Belghoul, la journaliste présente l'objet du cour du jour : "étouffer l'homophobie dans l'oeuf". (10 : 29) Je vais pointer du doigt un fait qui me paraît révélateur : les monteurs de la vidéo ont jugé inutile de garder les quatre dernières secondes du reportage. Nous n'entendrons donc pas la journaliste dire : "Malgré cela le suicide reste la première cause de mortalité chez les jeunes homosexuels." (Note N°5 : fin du reportage) Encore une fois ne seront jamais mentionnées dans la vidéo les conséquences désastreuses de l'homophobie sur les jeunes homosexuels. Ce qui n'empêche par Farida Belghoul de jouer les supermamies volant au secours des enfants. Mais pas de tous les enfants.

A écouter Faridha Belghoul, le déplacement dans cette classe de quatrième ne serait qu'un exemple d'une tournée générale que Nadia Belkacem effectuerait accompagnée de militants LGTB pour faire la promotion du "mariage gai". Je n'ai trouvé nulle trace d'autres interventions de ce type de la ministre dans des établissements scolaires.

Les intervenants appartiennent au Groupe action gay et lesbien (GAGL) du Loiret. L'intervention qui a duré deux heures se situait dans le cadre de la lutte contre l'homophobie. Najat Vallaud-Belkacem n'a pas fait la promotion du "mariage pour tous" pendant deux heures. La ministre a répondu à la question d'un élève... (...) et "à de multiples questions de journalistes", selon Christophe Desportes-Guillouxelon, l'un des intervenants (Note N°6). En tout cas, il est certain que la droite réactionnaire a sauté sur l'occasion pour dénoncer une propagande du gouvernement dans les établissements scolaires. Tous les coups sont permis.

Najat Vallaud-Belkacem faisait simplement la communication du programme de lutte contre l'homophobie engagé dans les établissements scolaires. Pour cela elle s'accompagnait de journalistes. Connaissant les journalistes, il est probable qu'ils l'aient questionnée à ce sujet. Il me semble donc excessif de parler de propagande.

Faire un peu de théorie

Depuis le début de la déconstruction du discours de Farida Belghoul, j'ai pris soin de mettre la "théorie du genre" entre guillemets dans l'incertitude de son existence réelle. La "théorie du genre" est un fourre tout (homosexualité, pédophilie, féminisation de la société, inversion des sexes, etc.), mais aussi un écran de fumée (masque l'intérêt de la lutte contre les inégalités en la présentant comme un prétexte à l'introduction).

Selon AC Husson, "Les polémistes anti-genre parlent de "la théorie du gender" ou de "la théorie du genre" comme pour désigner une doctrine unifiée à l’origine de tous les malheurs actuels (le mariage pour tous·te·s en tête)." Et il ajoute que " L’expression "théorie du genre" permet cependant à ces polémistes de donner l’illusion d’un ennemi unique et organisé, en état de contaminer l’ensemble de la société." (Note N°11)

  • Mais d'où vient l'expression "théorie du genre"?

La vidéo complète de l'intervention d'Isabelle Ami dans la Partie II m'a mis la puce à l'oreille. Le titre est en effet "Conférence-débat sur l'idéologie du genre" tandis que la personne ayant mis la vidéo en ligne la titre : "La théorie du genre dans nos écoles".

Le mot "théorie" n'est pas employé dans son sens scientifique, c'est à dire métaphoriquement comme un filet "que nous jetons à la mer du réel pour en retirer des connaissances" (Karl Popper in Note N° 6 : p. 201). Dans l'esprit du public ou le sens commun, "théorie" et "théorique" sont synonymes de douteux, voire suspect.

De même le mot "idéologie" prend un sens négatif, surtout quand on utilise l'adjectif "idéologique". C'est d'ailleurs ce que je fais volontairement lorsque je parle de l'idéologie d'ER. L'idéologie dans cette acception désigne "des doctrines dépassées, dogmatiques et sans prise sur le réel." L'idéologie repose sur "un contenu assez vague (...) propre à mobiliser sur des bases floues des masses humaines déboussolées et prêtes pour toutes les aventures."(Note N°6 : p. 203-204)

Farida Belghoul use du mot "théorie" dans le sens d'"idéologie". Ceci pour extraire la moindre validité scientifique au concept de genre auquel il est affecté : "théorie du genre". Autrement dit, le message délivré est le suivant : le concept de genre est théorique, il n'a aucune prise sur la réalité. Ce qui ne devrait pas nous surprendre de la part d'un courant idéologique qui tente de tout expliquer par la Nature : théorie naturaliste. Alain Soral président d'ER est un sociobiologiste radical et non un sociologue. Plus justement il est un "sexiste naturaliste" dont le credo est politique. (Note N° 9 : pp. 265-266) Toute explication, même très parcellaire, par le culturel, est systématiquement rejetée. Voilà pourquoi le genre dérange.

AC Husson insiste sur cette utilisation volontairement erronée du mot théorie appliqué au genre par le milieu catholique : " En effet, tous les discours polémiques catholiques contre les études de genre mettent l’accent sur le caractère philosophique, incertain et anti-scientifique de cette "théorie du genre", qui s’opposerait à la certitude des sciences exactes, c’est-à-dire de la biologie." (Note N°7)

C'est à se demander si la maison d'édition d'Alain Soral ne se nomme pas KontreKulture en opposition grossière à toute explication d'ordre culturelle. Il ne manque plus qu'un K à KontreKulture pour entrer dans la pire des catégories d'extrême droite...

On étudie le genre, les rapports de genre, on fait des "études de genre". Mais comme dit Najat Vallaud-Belkacem : "La théorie du genre n'existe pas ". Ne serait-ce que parce que le genre n'est pas théorique mais bel et bien réel.

Cyril Barde et AC Husson tentent de remettre les pendules à l'heure : "Réaffirmons-le simplement. Le genre n’est ni un parti ni un complot, ni une offensive idéologique concertée. C’est avant tout un concept, une catégorie d’analyse élaborée dans le champ scientifique. Dès lors, contre quoi s’agit-il de lutter lorsqu’on attaque « la théorie du genre », sinon contre tout un champ extrêmement vivace de la recherche ? " (Note N°8)

  • D'autres "théories du genre" ?

Néanmoins, dans mes recherches je suis tombé nez à nez avec les expressions "théorie du genre" et "idéologie du genre" dans une acception opposée et/ou différentes à celle qu'on lui donne actuellement.

Selon Ann Oakley dans les années soixante dix, "l'idéologie du genre" était diffusée par le courant fonctionnaliste en sociologie et dans la société. Cette idéologie est celle "du partage et de la complémentarité des rôles de sexe" selon Claude Zaidman qui présente l'ouvrage d'Erving Goffman. Elle correspond à "l'idée commune d'une nécessaire complémentarité sociale entre les sexes" (Note N°10 : pp.18-20) Ce qui semble être le point de vue de Faridha Belghoul, d'ER et des religieux. Autrement dit, on pourrait leur renvoyer l'expression "théorie du genre" comme un boomerang pour désigner leur conception des rapports sociaux entre les sexes. Le contenant est le même mais le contenu a changé.

Claude Zaidman dit à propos d'Erving Goffman (en 2002), qu'il présente dans son étude, une "théorie du genre" qui consiste à analyser l'agencement des rapports entre sexes", de réfléchir à la construction sociale du masculin et du féminin (...) La construction du système de genre à partir de l'observation des interactions entre hommes et femmes, dans diverses situations, dans une société donnée" (Note N°11 : p. 14) Dans ce cas précis, l'expression "théorie du genre" ne désigne pas une vision particulière des rapports entre hommes et femmes mais un outil d'analyse scientifique.

Enfin, Hochschild et Machung désignent comme des "idéologies de genre", "la représentation que se font l'homme et la femme de leur identité de genre, de ce qui relève des obligations et du comportement d'un époux ou d'une épouse." Elles distinguent le "modèle égalitaire" et le "modèle traditionnel" circonscrits à leur objet d'étude, c'est à dire le partage des charges domestiques. (Note N°12 : p.237)

Si un jour Najat Vallaud-Belkacem a prononcé l'expression "théorie du genre", il serait bon de lui demander précisément le sens qu'elle lui donne, et de situer le propos dans le contexte. Nous avons vu en effet que l'expression peut signifier des choses complètement différentes. Sans ce travail de déconstruction nous aurons toujours un débat de sourds que certains souhaitent. Il est certain que Najat Vallaud-Belkacem est en désaccord complet avec le sens donné à cette expression par Farida Belghoul.

Aucune des définitions données dans la vidéo, que ce soit celle de Farida Belghoul, d'Isabelle Ami ou d'Alain Finkielkraut, n'est la citation d'un "père fondateur", d'un scientifique ou de militants féministes utilisant cette "théorie". Contrairement à ce que je viens de faire, ils ne donnent aucune référence bibliographique pour une "théorie" dont on affirme l'existence avec fracas. Aucune trace de définition précise et stable que l'on pourrait se contenter de reprendre. Les opposants formulent des définitions dont aucune ne correspond exactement aux autres. Preuve supplémentaire du caractère factice de cette "théorie". Son contenu serait une invention.

Bibliographie et références

Note N°1 : http://www.cndp.fr/ABCD-de-l-egalite/accueil.html

Note N°2 : http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2013/10/03/abcd-egalite-coeur-notre-ecole

Note N°3 : http://www.cndp.fr/ABCD-de-l-egalite/outils-de-formation/conference.html?idvideo=14

Note N° 4 :https://www.facebook.com/jre2014?ref=ts&fref=ts

Note N°5 : http://www.youtube.com/watch?v=m9nSyFyeUEw

Note N°6 http://www.lamontagne.fr/france-monde/actualites/2013/01/05/belkacem-se-defend-d-avoir-fait-la-promotion-du-mariage-homo-pendant-sa-visite-d-un-college-du-loiret_1395214.html:

Note N°7 : http://cafaitgenre.org/2013/01/02/la-theorie-du-genre-nexiste-pas

Note N°8 : http://cafaitgenre.org/2013/04/12/quand-luni-observe-la-theorie-du-genre

Note N°9 : Dominique Giollot, "Les théories naturalistes du sexe et du genre", in Ce que le genre fait aux personnes, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, 2008

Note N°10 : Ann Oakley, Sex, Gender and Society, Harper Colophon Books, New York, 1972, in E. Goffman, L'arrangement des sexes, Traduit par Hervé Maury, 2002. Edition originale datant de 1977

Note N°11 : E. Goffman, L'arrangement des sexes, Traduit par Hervé Maury, 2002. Edition originale datant de 1977

Note N°12 : Hochschild A. R., Machung A. (1989), The Second Shift : Working parents and the Revolution at home, New York, Viking in Christine Guionnet, Erik Neveu, Féminin/masculins, sociologie du genre, 2 ème édition entièrement refondue, Armand Colin, Collection U, 2009 (première édition 2004)